Toutes se règlent facilement en amont, beaucoup moins quand un investisseur, un acquéreur ou un concurrent s'y intéresse.
01
Du code sans cession de droits
Freelances, agences, stagiaires, associés non salariés : leur travail ne vous appartient pas par défaut, même payé.
La parade : une clause de cession conforme dans chaque contrat de prestation, et une régularisation pour le passé.
02
Un nom choisi sans recherche d'antériorité
Nom de domaine réservé, Kbis obtenu, logo imprimé… et une mise en demeure du titulaire d'une marque identique six mois après le lancement.
La parade : une recherche d'antériorité avant de choisir, puis un dépôt de marque au nom de la société.
03
Pitcher avant de breveter
Concours de startups, démo sur un salon, post LinkedIn, article scientifique : toute divulgation avant le dépôt peut détruire la nouveauté de l'invention, et donc le brevet.
La parade : décider de la stratégie brevet avant la première présentation publique, et faire signer des accords de confidentialité.
04
Les travaux réalisés avant la création de la société
Ce que les fondateurs ont développé avant l'immatriculation leur appartient personnellement. En cas de désaccord entre associés, c'est souvent là que tout se crispe.
La parade : un apport ou une cession de ces droits à la société, articulé avec le pacte d'associés.
05
Des briques open source mal identifiées
Certaines licences (GPL, AGPL) imposent de redistribuer votre propre code sous la même licence dans certains cas. Pour un éditeur de logiciel ou de SaaS, c'est un point d'audit systématique.
La parade : un inventaire des dépendances et de leurs licences, tenu à jour.
06
Un savoir-faire « secret »… mais pas protégé
Le secret des affaires n'est protégé par la loi que si l'entreprise a pris des « mesures de protection raisonnables » (article L151-1 du Code de commerce). Sans elles, pas de recours contre un ancien salarié ou un partenaire indélicat.
La parade : accords de confidentialité, clauses dans les contrats de travail, gestion des accès aux documents sensibles.